A présent , je vais embarquer ma Kawasaki à bord d'un cargo pour le retour en Bretagne.
J'ai vu le transitaire en douanes qui n' a pas pu me donner de date exacte pour faire les formalités de douane et déposer ma moto au port de Montevideo .
Il n'a pu encore moins me donner une date de départ du Cargo pour La Havre.
Donc il faut attendre...
Tant que j'ai encore ma moto , je peux sortir de Montevideo et aller ma balader.
Dés que la moto sera embarquée , je vais aller changer mon billet d'avion chez Air France à Montevideo.
(Suite) ça y est : la moto est emballée et plastifiée dans son carton d'origine ( j'avais payé 100 dollars pour qu'ils me gardent le carton d'emballage dans un entrepôt sur le port marchand) .
Je l'ai donc récupéré en parfait état et je me suis fait aider pour bien emballer la bête .
La moto doit partir début novembre pour arriver 20 à 25 jours plus tard au Havre ( demain , je prends mon billet d'avion retour ) .
Et à présent , je peux donc vous faire un premier bilan de ce voyage en moto de 12000 kilomètres :
1/ Sur le plan mécanique :
la Kawasaki Versys 650 s'est montrée très fiable , aucun problème majeur , seulement un léger dérèglement de la carburation en Bolivie (altitude ? essence?) et une crevaison à l'arrivée ( mais c'est de ma faute car le pneu arrière était trop usé ; j'aurais du le changer avant ) et un changement de plaquettes de frein arrière à l'arrivée .
La Kawa s'est avérée assez confortable , peut être un peu de manque de puissance ( tout ça pour justifier l'achat d'une plus grosse moto!) .
J'étais aussi bien trop chargé , ce qui m'a un peu gêné à vitesse réduite et en ville ; mais bon , l'essentiel du voyage était en rase campagne !
2/ Sur le plan financier :
C'est super de voyager avec sa moto personnelle mais c'est quand même un luxe !
Je pense qu'il vaut mieux acheter une moto au Pérou ou en Bolivie et la revendre à la fin du voyage : c'est plus économique et bien moins compliqué (au niveau des douanes) que d'embarquer en France avec sa propre moto .
Comme port d'arrivée pour ceux qui souhaitent toutefois emmener leur moto , d'après les infos que j'ai pu glaner auprès des motards rencontrés, Valparaiso au Chili semble être le port où les formalités douanières soient les plus rapides .
Montevideo en Uruguay revient à peu prés au même prix , mais avec beaucoup plus de lenteur administrative !
Ne parlons même pas des autres ports d' Amérique du Sud où le racket peut faire monter très haut l'addition ...
3 / Sur le plan des pays :
j'ai adoré la Bolivie avec ses couleurs et paysages envoûtants et son authenticité culturelle bien préservée ( j'espère y revenir plus longtemps !) , et j'ai pu aussi apprécié le Pérou , le Paraguay , le Chili , l'Argentine et l'Uruguay.
La Bolivie est de plus le pays le moins cher de tous .
A aucun moment , je ne me suis senti vraiment en danger , dans aucun des pays traversés pendant ces deux mois .
4 / Sur le plan personnel :
j'ai fait plein de rencontres très enrichissantes ( le fait de voyager seul oblige à aller vers les gens ) avec nécessairement de grands progrès en espagnol .
Et quel bonheur de pouvoir s'arrêter où l'on veut et le temps souhaité : j'ai pu respirer un grand parfum de liberté .
C'est aussi une bonne expérience de maîtrise de la moto sur tous les types de route .
Seul en moto , tu dois être beaucoup plus prudent : il faut forcément se relever tout seul en cas de chute dans la pampa ( alors autant ne pas tomber ou... pas trop souvent ! ).
J'avais du me casser une ou deux côtes lors de ma première chute à Valparaiso !
Le plus triste est que je sois retombé dessus.
Allez , je vais vous la raconter :
j'étais tranquillement installé au restaurant avec une amie allemande ; nous avions à peine eu le temps de boire un verre de vin uruguayen , quand la chaise de votre serviteur s'est effondrée d'un coup !
Comme quoi , même les motards expérimentés peuvent tomber !! ceux là se reconnaîtront ...
Pourtant la chaise était faite à la main ( hecho mano !) et semblait robuste .
Je n'ai vraiment pas pu me récupérer et donc je suis retombé sur le même côté qui commençait à consolider !
ouille ouille ouille ...
Mon amie allemande rigolait tellement que moi aussi j'ai piqué un fou rire : ce qui me faisait encore plus mal aux côtes déjà cassées .
Et il n' y avait pas le SAMU ("la samou")!!!
A présent , il est temps de se quitter .
Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers ce blog .
Je vous embrasse.
A bientôt .
EL PAPITO



























































