mercredi 28 octobre 2015

27///// 29 /10 /2015 MONTEVIDEO EL FINAL




A présent ,  je vais embarquer ma Kawasaki à bord d'un cargo pour le  retour en Bretagne.

J'ai vu le transitaire en douanes qui n' a pas pu me donner de date exacte  pour faire  les formalités de douane et déposer ma moto au port de Montevideo .

Il n'a pu encore moins me donner une date de départ du Cargo pour La Havre.
Donc il faut attendre...
Tant  que  j'ai encore ma moto ,  je peux sortir de Montevideo et aller ma balader.
Dés que la moto sera embarquée ,  je vais aller changer mon billet d'avion chez Air France à Montevideo.

(Suite) ça y est : la moto est emballée et plastifiée dans son carton d'origine (   j'avais payé 100 dollars pour  qu'ils me gardent le carton d'emballage dans un entrepôt sur le port marchand) .
Je  l'ai donc récupéré en parfait état  et  je me suis fait aider pour bien  emballer la  bête .
La moto  doit partir début novembre  pour arriver 20 à 25 jours plus tard au Havre ( demain , je prends mon  billet  d'avion  retour ) .

 Et  à  présent ,  je  peux  donc  vous  faire  un premier  bilan  de  ce  voyage  en  moto  de  12000 kilomètres  :


1/ Sur  le  plan   mécanique  :






 la Kawasaki Versys   650  s'est   montrée  très fiable ,  aucun problème majeur   ,  seulement un léger dérèglement  de  la carburation en Bolivie (altitude ? essence?)  et  une crevaison à l'arrivée ( mais c'est  de ma faute car le pneu arrière était  trop usé ; j'aurais du le changer avant ) et un changement de plaquettes de frein arrière à  l'arrivée .
La Kawa s'est avérée assez  confortable ,  peut être un peu de manque de puissance ( tout ça pour justifier l'achat d'une plus grosse moto!) .
J'étais aussi bien trop chargé ,  ce qui m'a un peu  gêné à vitesse réduite et en ville ; mais bon , l'essentiel du voyage  était en rase campagne !

2/ Sur  le  plan  financier :

C'est super de voyager avec sa moto personnelle  mais  c'est quand même  un  luxe ! 
Je pense qu'il  vaut mieux acheter une  moto au Pérou ou en Bolivie  et la  revendre à la fin du voyage  :  c'est plus économique et bien moins compliqué (au niveau des douanes) que d'embarquer  en France avec   sa  propre  moto .

Comme  port d'arrivée  pour ceux qui souhaitent  toutefois emmener leur moto , d'après les infos que j'ai pu glaner auprès des motards rencontrés, Valparaiso au Chili  semble  être le port où les formalités douanières soient   les plus rapides .
Montevideo en Uruguay revient  à peu prés au même prix  , mais avec beaucoup   plus  de  lenteur administrative  !
Ne  parlons  même  pas  des  autres ports  d' Amérique du Sud  où le racket  peut faire monter très haut l'addition ...

3 / Sur  le  plan  des  pays  : 





j'ai adoré la Bolivie avec ses couleurs et paysages envoûtants  et son authenticité culturelle bien préservée ( j'espère y revenir plus longtemps !) , et   j'ai  pu  aussi   apprécié le  Pérou  ,  le Paraguay , le Chili ,  l'Argentine  et   l'Uruguay. 
 La Bolivie est  de plus  le pays le moins cher de tous .
A aucun moment , je ne me suis senti vraiment en danger , dans aucun des pays traversés  pendant ces deux mois .

4 / Sur  le  plan  personnel  :




 j'ai  fait   plein  de  rencontres  très enrichissantes ( le fait de voyager seul oblige à aller vers les gens ) avec nécessairement de grands progrès en espagnol . 
Et  quel bonheur de pouvoir s'arrêter où l'on veut et le temps souhaité :  j'ai pu respirer  un  grand parfum de liberté .


C'est  aussi  une  bonne  expérience  de maîtrise de  la  moto  sur  tous les   types de route .
 Seul en moto ,  tu    dois être beaucoup  plus prudent  :  il  faut  forcément   se relever  tout  seul  en cas de chute  dans  la pampa ( alors  autant ne pas tomber  ou... pas  trop souvent ! ).
 J'avais  du  me  casser  une ou deux côtes lors de ma  première chute  à Valparaiso !
Le plus triste   est  que  je  sois  retombé  dessus. 

Allez  ,  je  vais  vous  la  raconter  : 
j'étais tranquillement installé au restaurant avec une  amie allemande ; nous avions à peine eu le temps de boire un verre de vin uruguayen , quand  la chaise de votre serviteur   s'est  effondrée  d'un  coup !

Comme quoi  , même  les motards  expérimentés peuvent  tomber !! ceux  là  se reconnaîtront ...




Pourtant la chaise était faite à  la main ( hecho mano !) et  semblait  robuste .

Je n'ai  vraiment pas pu me récupérer et donc je suis retombé sur le même  côté qui commençait à consolider !
ouille ouille ouille ...
Mon amie allemande rigolait tellement que moi aussi  j'ai piqué un fou rire : ce qui me faisait encore plus mal aux côtes déjà cassées .




Et  il  n'  y avait   pas  le  SAMU ("la samou")!!!




A présent ,  il  est  temps  de  se  quitter .
Merci  à tous ceux  qui  m'ont  suivi à travers ce blog .

Je vous embrasse.

A bientôt .

EL  PAPITO

dimanche 25 octobre 2015

26///// 26/10/ 2015 ADIOS ARGENTINA ! BIENVENU EN URUGUAY

Dernier  jour  en  Argentine pour  El  Papito Loco ...

J'ai roulé à fond les manettes et  je suis à présent




à Gualeguaychu , à la frontière  de l'Uruguay .




J'ai  fait  650 kms  aujourd'hui ,  record battu!




Mais  c'est vraiment le maximum que je puisse faire avec cette moto , chargé comme un âne ! 




C'est vrai que les routes s'y prêtaient aussi , avec pratiquement que des autoroutes  :  les  routes  en   Argentine  sont  superbes  entre  Mendoza et 
 Buenos Aires   .  



Aujourd'hui ,  je  traverse ma dernière frontière en moto :  passage d'Argentine en Uruguay pour rejoindre  Montevideo  que  j'avais quitté il y a à peine 45 jours .
  


Le passage de frontière s'est 
à peu prés bien passé ,
mis à part du côté argentin où j'ai du attendre 1H ;en effet le bon douanier argentin me réclame un papier qui aurait du m'être délivré à une autre frontière .
Je lui explique , en toute bonne foi , (avec un espagnol bien mieux maîtrisé à présent! ) qu'il m'est impossible de lui fournir un document que je n'ai jamais  eu en  ma possession .



Après une bonne heure, passée à décliner les différents numéros figurant sur la carte  grise de la moto etc... (hahaha!) , ils finissent par établir le fameux imprimé manquant  .
Au début , j'ai pensé que ces braves douaniers argentins  voulaient  me  soutirer   una  propina  ( pourboire )  ,  mais non ils étaient honnêtes et   ...  juste  un  peu  bornés  . 
Comment  ai je pu avoir l'esprit aussi tordu pour penser une chose  pareille ?                            


DOUANIER  ARGENTIN

                                         
Je  suis  à  présent  à  l'hôtel  à Montevideo :
 il ne  me reste plus qu' à voir le transitaire en douanes pour trouver un  cargo pour embarquer ma moto  
via Francia  /  Le Havre . 
J'ai rendez vous demain après midi avec lui .

Si je dois rester encore quelques temps en Uruguay , avant de charger ma moto , je vais en profiter pour aller ma balader à pied et  en moto , notamment à Punta  Del  Este .  
                            


A  bientôt   pour  le  clap  de  fin ,  afin de  vous communiquer   mes  impressions sur ce périple en  moto solo ,  à travers  l'Amérique du Sud !         

         

jeudi 22 octobre 2015

25///// 22/10/2015 TRAVERSEE DE LA CORDILLERE DES ANDES

Et  c' est  pas  fini !


Mendoza ,  Argentina :  






j'y suis arrivé vers 17 h , après avoir traversé la Cordillère des Andes .


AU   PIED   DE   LA    CORDILLERE    DES   ANDES


La Kawa  a  bien  tourné  après  s 'être  reposée  à  Valparaiso  pendant  4  jours.
Le patron aussi   n' a  pas  souffert ,  content de retrouver  la  Ruta .


J' ATTAQUE   LA   MONTEE


Merci  à Daniel et Isabelle , ce  couple  de motards  pour  cette  très  belle   soirée à Valparaiso hier  soir . 

Ce matin , heureusement  que je suis passé dans les Andes  vers  midi avec un grand  soleil , car  à 3000 m avec la neige il ne faut pas s'éterniser près des nuages.


AU   SOMMET  DES   ANDES


J'ai  passé la frontière Argentine   sans problèmes , avec  une petite  heure d'attente à cause des nombreux bus de touristes argentins qui revenaient du Chili.

Juste quelques  frayeurs  avec  des  plaques  de  verglas  dans  des  tunnels  d'altitude !
Et ensuite ,  descente  du côté argentin doucement vers  Mendoza  , sur le plancher des vaches ...et  des  vignes ... donc  au  menu  carne  y  vino  tinto argentin !



Puis  demain  ,  je vais essayer d'aller jusqu'à Villa Mercedes , dans la province de San Luis.

BESOS ....




lundi 19 octobre 2015

24///// 19 /10 /2015 VALPARAISO.....UN NOM MYTHIQUE !




J'ai quitté  Santiago du Chili  ,  pour  aller  m'enivrer dans les bras de la belle Valparaiso .



A  peine  100 kms  de belle  route pour arriver à l'Hôtel  "La Bicyclette" , avec un bon accueil de Gilles , le propriétaire des lieux, un  toulousain qui vit au Chili depuis 15 ans .








Je recommande  à tous  les  motards de la terre ce  charmant petit  hôtel   avec six chambres ,  mais  en plein dans une côte  :          je parle de la côte , car je me suis ramassé une gamelle en voulant garer ma moto sans cette p....de côte .




Heureusement je n'ai rien et la moto non plus : les pare carters et les sacoches arrière ont amorti la chute .
Du coup ,  je l'ai garé plus haut ! sur du plat...




Ensuite ,  j'ai pu tranquillement  visiter
 à pied  le quartier du port , fort agréable;
puis j'ai repris ma moto pour explorer les environs de Valparaiso.



Aujourd'hui  ,  j'ai pris  le  funiculaire  pour profiter  du  point  de vue  sur  la baie  de Valparaiso   avec ses rues étroites bariolées , le tout avec plein d' escaliers donnant un cachet à cette ville portuaire .




Je  vous mets  aussi  une photo  prise au restaurant  avec trois français très sympas , un Nantais qui  fait  le sud Chili


et Argentine en vélo  et un couple de  Stéphanois qui  fait un grand tour moto d'Amérique du Sud , en  sens inverse de moi .
Cela m'a fait du bien de parler un peu français!



Nous  avons  pu déguster  un succulent plat de calamars avec un  très bon vin chilien qui  va  me  bercer  pour  trouver   le sommeil .



Encore   un jour à Valparaiso et  je  retraverse la Cordillère des Andes  pour rejoindre  Mendoza , la capitale du vin argentin ( non , je ne  fais  pas exprès ! ).

Et  je  vous  dis ...



mercredi 14 octobre 2015

23///// 14/10/2015 LE NORD - CHILI SUR LA RUTA 5 JUSQU ' A SANTIAGO.




La Ruta 5 ... monotone qui mène du Pérou à Santiago   :  c'est vraiment El  Desierto ! 





Parfois  200 kms  pratiquement  sans  habitations et  sans  stations  essence :  mais bon , ça me permet de bien rouler et  d'avancer  rapidement vers la capitale du Chili : 

Santiago.

Les routes principales au Chili sont remarquables , parfois payantes , mais très peu par rapport aux autoroutes françaises!

La moto étant quand même  très chargée , je ne dépasse pas les 110 km/h , soit les 5000 tours/mn, afin de ménager ma monture.
Je croise uniquement quelques 4 X 4 et surtout des camions , des camions qui dévalent la Ruta 5 à fond les manettes.
 Ces poids lourds provoquant , à chaque croisement , un sérieux appel d'air majoré par les vents violents.




Donc il faut rester concentré sur le guidon quand je croise ces engins.
Malgré mon poids conséquent ( plus celui des bagages ), ces p... de camions arrivent à faire trembler mon cheval d'acier.





Je suis donc rentré au Chili par le Nord vers Arica , ensuite  j' ai  fait  plus  de  2000 kms...  pour  arriver  à  Santiago  ,  la  capitale .



  J'ai d'abord  dormi  à Antafogasta , pour  me diriger ensuite  vers  Copiapo  , ville située à l'intérieur des terres  où j'ai  passé  une  nuit , puis vers La Serena , ville beaucoup plus agréable et touristique .
Là aussi , je me suis arrêté à l'Hôtel  : je recommande cette étape à La  Serena  aux motards  usés  par  les  routes  du  désert.




Bien située au bord de l'Océan Pacifique , La Serena semble très prisée des chiliens et autres touristes .



Après  cette  "longue  traversée  du  désert" , 2000 kms ,  j'arrive  enfin  dans  la  capitale  Santiago de  Chile et ses 6 millions d'habitants  :  un  nom  mythique !
J'avais bien calculé pour arriver à Santiago, juste avant la pluie .



Après une bonne nuit de récupération dans mon hôtel douillet  , me voilà en forme pour découvrir  à pied la capitale chilienne : ce n'est pas une petite pluie qui va me gêner , d'autant plus que j'ai besoin de me dégourdir les jambes.


PLAZA   ARMAS



Je vous fait découvrir la capitale à travers ces quelques photos :
La police est  vraiment présente partout et  les touristes peuvent se sentir en sécurité au centre de Santiago.
D'ailleurs le drapeau chilien aussi flotte un peu partout ;  ne serait ce pas un relent de nationalisme? Mais non ... ce ne sont que des fantômes avec l'ombre  de  Pinochet  qui hante les  lieux .




POLICE MONTEE 
Heureusement  l'église catholique  protège la ville avec un  clergé  omnipotent : la Foi  sauve !


L' EGLISE   CATHOLIQUE   OMNIPRESENTE
CENTRE  DES  ARTS
Et voilà ,  je suis de retour à mon hôtel  : Rio Amazonas ,  tenu par une équipe d'amazones dont une française .


HÖTEL  RIO  AMAZONAS
Cet hôtel m'a été recommandé par un français de Valparaiso : en plein  plein centre ville , un charme fou avec un joli patio et une décoration vieillotte  d'un très bon goût .

Je  vais  donc  y  passer  quelques  jours  avant  de  rejoindre  Valparaiso , sur la  Côte Pacifique.  

Et  je  vous  dis...